Rien à dire mais...

Rien à dire mais...
Rien à dire mais une formidable envie d'écrire, de créer, de peindre, d'être !

Parcourir les rues, écrire sur les mûrs, traverser toutes les avenues sans jamais regarder, jouer ma vie, lancer les dés du hasard et m'en remettre au destin. Peindre tous les trottoirs, pour que les passants puissent caresser mon art de leurs pieds pressés...

Hurler ma litanie du haut des plus hautes tours, crier mon amour de la vie, ma fascination pour la mort, écrire que j'aime jouer avec les limites, colorier et dépasser des traits. Tout colorer à l'encre du c½ur, ne plus connaitre de règles, tout remettre en question, m'envoler et peindre les nuages de toutes les couleurs de l'arc en ciel.

Emmener les gens derrière moi, plus qu'une foule anonyme, que leurs mains deviennent mes mains et tous redonner des couleurs aux visages blafards des enfants oubliés, redonner du blancs aux peaux noirs de poussière de tous les enfers de l'autre côté du miroir du monde. Effacer les barreaux autours de ceux qui pensaient trop fort leurs idéaux de liberté et les redessiner autours de leurs bourreaux. Créer du bout des doigts un sourire sur chaque visage d'enfant, des bras autours de chaque âme esseulée, effacer les larmes de tous les visages, les bleus des corps des femmes trop crédules, dessiner des chaines autours des poignets de ceux qui usent de l'amour pour tout faire accepter.

J'existerai en dehors de moi, j'existe déjà ailleurs, je suis de toutes les couleurs que j'ai couché sur mes toiles, de tous les mots que j'ai tracé sur le papier. Je suis de deux pays, l'un s'appelle rêve, l'autre liberté et la route entre les deux se dessine et s'écrit à l'encre des rêves de liberté.
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# Posté le jeudi 22 mai 2008 15:22

Passons...

Passons...
On m'a obligé, je suis innocente (façon de parler).

Premier jour de mes nouvelles résolutions : je ne m'attache plus aux gens, je dis ce que je pense sans prendre des pincettes (à ceux qui haussent les sourcils, jusqu'à maintenant je me lâchais pas complètement je vous assure), je fais mon taf dans le strict nécessaire, je me rends plus malade pour ce job de merde (en admettant que je continue à y aller rien n'est moins sûr, à moins que la nouvelle directrice soit canon...), la priorité ce sont mes études et rien d'autre (si mon chat quand même un peu), je me concentre sur mon avenir, et j'oublie le reste, les petites querelles et les gens, très peu pour moi !

- Résolution n°1 : je m'en tape
- N°2 : Je m'en tape
- Et n°3 : JE M'EN TAPE !!!

Ça c'est fait !
# Posté le jeudi 22 mai 2008 14:17
Modifié le jeudi 22 mai 2008 14:39

Au bout du désespoir...

Au bout du désespoir...
Je me souviens de ces conseils que tu me donnais bien volontier, de toutes ces heures où j'écoutais tes paroles et tes silences comme autant de trésors dans mon monde imparfait. Je sais que tu devinais mes solitudes d'enfant, moi qui n'ait pas eu l'occasion d'en être une. Tu savais que j'accordais mon temps au tien, que je comblais l'écart de nos âges à ma manière, là où tu me rejoignais dans mes peurs qui n'appartenaient plus à l'enfance, mais dont aucun adulte ne se souvient.

Tu sais que ces douleurs là n'aura jamais dû exister nul part et tu faisais ce que tu pouvais pour panser mes plaies. Tu essuyais mes larmes, et soignais mes blessures au corps et au c½ur, qui à part toi savait comme le quotidien pouvait être noir pour une enfant quand la seule chose qui m'attendait étaient encore et toujours des coups et des cris.

Je n'avais que toi, et tu faisais tout pour moi. Et malgré les humiliations, les grandes blessures du quotidien, tu m'as gardé en vie, tu faisais fleurir en moi une tendresse dont je ne me serais jamais cru capable. Tu disais que j'étais "spéciale", que déjà enfant j'étais déjà un peu ailleurs, parce que cet ailleurs était mon seul refuge quand les coups et les cris pleuvaient tellement sur mon corps d'enfant que mon c½ur aurait pu se briser. Quel adulte peut savoir ça ? Quand on a que trois ans et que le visage en sang on cherche une logique à toute la douleur d'une vie, quel adulte peut savoir ce qu'il peut en couter de rester vivant. Je n'ai jamais su ce que j'avais fait pour déclencher une telle colère jour après jour.

Alors c'est dans tes bras que je trouvais mon ailleurs. Et à tous les cris je répondais par des sourires, les plaies aux c½urs je les ai gardé comme autant de preuve de cette fragilité que tu m'as dit de chérir. Tu disais que ceux qui était capable d'exposer leur c½ur aux douleurs étaient ceux qui connaitraient les plus grands bonheurs. J'ai essayé tu sais, mais aujourd'hui, entre les souvenirs d'un passé que je n'ai toujours pas distancé, et les blessures du présent, j'ai du mal à continuer à croire que demain sera différent.

Où sont ces jours heureux maman ? Où es tu quand j'appelle à l'aide la nuit ? Qui me répondra quand je hurlerai mes peurs d'enfants et mes incertitudes d'adulte ? Maman j'aurais bien essayé mais à trop exposer mon c½ur, ils ont fini par le briser...
# Posté le mercredi 21 mai 2008 20:24

Retour en arrière

Retour en arrière
A l'heure où le prochain jour rattrape celui qui est déjà presque achevé, où demain n'est pas encore là mais où hier n'est déjà plus aujourd'hui. L'heure qui n'existe pas vraiment, ce moment entre deux temps. Quand la nuit enveloppe de son voile de deuil tout un monde de douleur, les âmes en peine sortent de leur tombeau.

J'errais dans cette noirceur, entre les affres de ma douleurs et ma colère. J'aurais voulu vomir ce monde que je ne pouvais plus supporter, cette vie que je n'avais jamais voulu. Quel égoïsme de mettre un enfant au monde dans cette vie là ! Quelle cruauté. Certains disent qu'un c½ur a sa limite à la douleur et qu'un jour il se brise vraiment. Pourtant même le c½ur éclaté en milliers de morceaux de douleurs, d'humiliations, de coups, je continue à me briser un peu plus chaque instant.

N'y a t-il pas de limite à la cruauté ? Le destin s'acharne t-il, les douleurs nous sont-elles destinées ?

J'errais dans les ombres d'un endroit que je connaissais bien, harcelée par des questions qui me hantaient depuis des années. La pénombre de ce lieu où m'avait plongé ta mort était d'une noirceur terriblement familière. J'en reconnaissais les contours. Je caressais du bout du doigts la lame, oserais-je appuyer un peu plus fort, faire couler mon sang encore, preuve dérisoire que quelque part j'étais encore un peu en vie. Quelle illusion n'est ce pas. Quelle ironie, de vouloir à ce point braver la vie, se faire mal pour se prouver qu'on vit encore un peu alors qu'on espère que la mort, comme la plus ultime des délivrances...
# Posté le mercredi 21 mai 2008 19:53
Modifié le mercredi 21 mai 2008 22:19

Famille

Famille


Je ferme les yeux et vous êtes là, vous êtes toujours là. Mes jours de colère je vous en veux, mes jours de tristesse portent l'empreinte de votre absence et mes soirs de solitude, je rêve d'une vie à vos côtés.

Je sais que chacun de mes pas me mènera à vous, je sais que je vous retrouverai quelque part. Pourtant les instants que j'aurais ratés à vos côtés seront toujours des éclats de solitude dans mes éclats de rire de demain. Mais pour vous, je me construirai cette vie que j'aurais tant rêvée à vos côtés.

Pour tous les dîners qu'on n'aura pas partagés, toutes les disputes que nous n'aurons pas vécues, tous ces moments que nous aurons ratés, les instants de joies, les petits bonheurs, tous les anniversaires, et les noël. Toutes ces soirées devant la télé, ces après-midi partagés, les week-ends et les vacances.

Je sais que demain ma maison résonnera des rires de mes enfants, que nos moments auront le goût du bonheur et que notre vie ressemblera à celle que je n'ai pas eu à vos côtés. Je sais que vous me manquerez, mais je leur raconterai que d'aussi loin que je me souvienne, que la famille que je n'ai jamais eue, celle que je me suis inventée, que vous avez toujours été à mes côtés. Je leur dirai que c'est grâce à vous que j'ai pu me créer mon bonheur de demain.

Peut-être qu'un jour je tournerai la page d'un passé que j'avais dû m'inventer, puisque mes moments de bonheur n'existaient que sur le papier. Pourtant vos moments étaient bien plus vrais que ceux que je vivais.

J'aurais pu dire que j'avais une famille, je leur dirai, et je leur raconterai tous ces moments qu'on n'a pas partagés, tout ceux que vous aurez créés pour moi, ceux que je vivrais avec eux.
# Posté le mardi 20 mai 2008 22:42

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