Exception !

Exception !
Alors mais rien à dire du tout !

C'est suffisamment rare pour être mentionné !
# Posté le jeudi 26 juin 2008 12:30
Modifié le samedi 28 juin 2008 03:33

Beauté des maux

Beauté des maux
Je tombe, de si haut que je n'en vois pas le bout, le bas me parait bien bas et je ne sais plus à quoi ressemble le haut. Les hauteurs m'ont vite donné le vertige, je préfère la noirceur, le froid salvateur, le mort est mon sanctuaire, je hais les cris, je vomis la vie.

J'écris jusqu'au tout dernier moment, mes mains caressent les pierres jusqu'à être en sang, et je ne sens toujours rien, je heurte le fond d'un gouffre sans fin, je ne cherche aucune issue, j'accueille la pire des douleurs avec abandon. J'aime la souffrance, qui m'inspire, la solitude qui me tient compagnie dans mes délires. La vue du sang m'excite, je ne vis que pas principe. Principalement de mort, ma vie se nourrit de mes désirs de suicide. Suicider les lois et les règles, je voue ma vie à la mort et à la luxure. Souvent dans des bras anonyme, toujours dans des histoires sans lendemain.

Les soirs et les matins ont les même lueurs, dans ma vie écorchée, je vois tout en noir, c'est encore la couleur qui va le mieux à mes mots, les maux m'attirent, me déchirent. J'adore voir ma vie s'écarteler, s'effondrer, je ne fais rien pour retenir les instants de bonheur, j'y préfère le malheur. Les larmes, les coups, la violence, les cris, sont le fruit de mes envies. Des envies de mort et de noirceur, j'ai peur du bonheur.

La beauté se conjugue à l'imparfait, je conjugue ma vie à la mort, à mes envies. Des envies de ne plus vivre, seulement brûler mon destin, qu'il ne soit dans aucune main. Décider seul de foutre en l'air ma vie comme il me plait. La beauté sied mieux aux malheurs, aux histoires de mort, ma vie sied mieux à la souffrance, au sang. Ma vie sera d'une beauté provocatrice, je serai l'esclave à jamais de mes désirs de mort. La beauté est subjective, la mort absolue...
# Posté le mercredi 25 juin 2008 08:31

Onirisme nocturne

Entre bad trip et illusions dorées, entre coma onirique et descente aux enfers. Ne plus rien voir, entre la réalité de mes pensées et les reflets de mes égarements nocturnes.

Je te regarde venir de loin, le bruit des vagues amplifiés comme un sourd battement qui se met au rythme de mon c½ur, je sens ton souffle sur ma peau de loin, je sens le vent qui tente de me rejeter en arrière. En transe, je ne peux ni avancer ni faire taire la peur qui se mêle à l'excitation, je sens le sang qui bat dans mes veines, et le tourbillon de pensées emmêlées.

Tu t'approches furtivement, j'ai peur de moi. Je sens ton souffle sur ma peau, mes lèvres frôlent les tiennes. Je vole un peu de ton odeur. Je te murmure des mots dont je ne saisis pas moi-même le sens. Je frôle l'arythmie, mon c½ur s'emballe, j'ai les sentiments sur le point de casser net sous le poids du passé.

Entre coma fantasmagorique et ivresse des sentiments, mes lèvres effleurent enfin les tiennes. Je te vole cet instant comme une promesse d'un avenir inachevé. Je voudrais te garder au creux de mes bras pour longtemps, mais longtemps ne dure que le temps de ce moment dont s'annonce déjà la fin.

Ma main tremble au contact de ta peau, j'ai si longtemps rêvé ce moment que je ne le vis vraiment. Entre transe et égarement, perdue dans le méandre des sentiments.

Envie de tout casser, de tout balancer du plus haut possible, tout éclater, éclabousser du sang de l'enfant, m'ouvrir les veines, fermer les portes, m'ouvrir à toi, mourir de toi.
# Posté le dimanche 22 juin 2008 18:54
Modifié le vendredi 04 juillet 2008 00:22

Nouveau temps

Nouveau temps
Je regarde le monde à travers un petit écran, pourtant les millions de pixels me rendent une image floue, trop de mouVEments, trop de superflus, pas assez d'essentiel. Je songe à retoucher mon monde, y rajouter des couleurs, enlever les imperfections, ajouter de l'éclat aux gens, des reflets aux sentiments, des contrastes à nos vies.

Je fais défiler les images de plus en plus vite pour me figurer le film de ma vie, des milliers d'images qui se superposent et s'effacent au gré du temps. Une seconde chasse l'autre, et les moments s'enchaînent dans une course folle que je ne contrôle plus. Je choisis certains clichés, les encadre et les accroche sur les mûrs de ma mémoire, comme pour mieux fixer les bonheurs sur papier glacé.

Souhaiter arrêter le temps, c'est un peu comme cesser d'être vivant. Nos lundis sont grisâtres, les semaines éreintantes, et les dimanches maussades, mais que le renouvellement des jours est précieux. Si je le voulais j'inventerais un nouveau temps pour conjuguer ma vie comme il me plait.

Demain n'existe pas encore, hier n'existera plus jamais, et maintenant est déjà passé depuis longtemps, pourtant le temps est ma plus grande liBerté. Demain, je serai quelqu'un de nouveau dans un monde tout neuf, et chaque seconde sera mon miracle :

- Arrêter de regarder ma vie en tant que spectatrice et être actrice de mes rêves
- Cesser d'alimenter mes névroses parce que rien ne tourne bien rond autours de mon nombril
- Jeter mes cafards par la fenêtre
- Et vivre, vivre, vivre.....rêver...

# Posté le vendredi 13 juin 2008 10:28

Ennui

Ennui
J'ai des comptes à régler, des décomptes à recompter, et des cons à oublier.

1- Je ne regrette pas grand-chose de mon passé, je ne reviens pas sur ce que je fais, je laisse à tous les apprentis penseurs le soin de me juger. Comme si j'en avais quelque chose à cirer !

Les plages blanches m'attirent, tout est encore possible, pourtant dès le premier mot j'ai le sentiment d'avoir tout gâcher. Peut-être le silence sera-t-il mon plus beau texte. Dis-moi que penses-tu de ça ?

6 - L'ordre m'ennuie, les suites, la logique, si je veux réinventer un monde, ce n'est pas vous qui m'en empêcherez. Si je passe de 1 à 6 qui s'étonnera ? Sans doute pas toi !

9 - 13 – 12 J'avance et je reviens en arrière, à l'aise avec le temps plus qu'avec les gens. Je m'ennuie de mes amis qui n'en étaient pas vraiment, je m'ennuie de la vie. Encore tellement d'années à vivre ici.

Comme une caresse peut balayer toutes les violences, comme un murmure peut briser tous les silences, contre les oublies un souvenir peut tout ramener, contre la mort, ton sourire qui revient à travers les papiers glacés, comme ta main à la fin.

La fin,
la fin,
la fin...

Je me souviens, de ta main, de tes sourires, de ton visage figé, dans ton linceul. Je me souviens du début du reste de la vie : la petite musique en arrière plan, les larmes des autres, comme par politesse.

Entre les lignes de visages identiques, je cherche un éclat dans leurs yeux, un éclat qui n'existe pas. Alors j'écris, des mots qui n'existent presque pas, des phrases qui n'ont de sens que pour moi, j'invente des souvenirs de ce que nous n'avons pas eu le temps de vivre. J'ai peur de disparaître aussi, de perdre mes couleurs dans une vie grise, vide, quel ennui...

Rien ne sert de courir, mieux vaut ne pas partir du tout. Ou il faudrait peut-être partir dans l'autre sens. Ou pas partir du tout. Si je fais les cent pas autours de toi, est-ce que ça creuserait un trou pour toi et moi ? Je m'enterrerai bien rien qu'avec toi. Plus mort que vivant, la vie serait peut-être moins chiante.

Encore tellement d'années à vivre ici, quel ennui...

# Posté le mercredi 11 juin 2008 14:37
Modifié le jeudi 12 juin 2008 10:18