J'ai des comptes à régler, des décomptes à recompter, et des cons à oublier.
1- Je ne regrette pas grand-chose de mon passé, je ne reviens pas sur ce que je fais, je laisse à tous les apprentis penseurs le soin de me
juger. Comme si j'en avais quelque chose à
cirer !
Les plages
blanches m'attirent, tout est encore possible, pourtant dès le premier mot j'ai le sentiment d'avoir tout gâcher. Peut-être le
silence sera-t-il mon plus beau texte. Dis-moi que penses-tu de ça ?
6 - L'ordre m'
ennui
e, les suites, la logique, si je veux réinventer un monde, ce n'est pas vous qui m'en empêcherez. Si je passe de 1 à 6 qui s'étonnera ? Sans doute pas toi !
9 - 13 – 12 J'avance et je reviens en arrière, à l'aise avec le temps plus qu'avec les
gens. Je m'ennuie de mes amis qui n'en étaient pas vraiment, je m'ennuie de la vie. Encore tellement d'années à vivre ici.
Comme une caresse peut balayer toutes les violences, comme un murmure peut briser tous les silences, contre les oublies un souvenir peut tout ramener, contre la mort, ton sourire qui revient à travers les papiers glacés, comme ta main à la fin.
La fin,
la fin,
la fin...
Je me souviens, de ta main, de tes sourires, de ton visage figé, dans ton linceul. Je me souviens du début du reste de la vie : la petite musique en arrière plan, les larmes des autres, comme par
politesse.
Entre les lignes de visages identiques, je cherche un
éclat dans leurs yeux, un éclat qui n'existe pas. Alors j'écris, des mots qui n'existent presque pas, des phrases qui n'ont de sens que pour moi, j'invente des souvenirs de ce que nous n'avons pas eu le temps de vivre. J'ai peur de
disparaître aussi, de perdre mes couleurs dans une vie grise, vide, quel
ennui...
Rien ne sert de courir, mieux vaut ne pas partir du tout. Ou il faudrait peut-être partir dans l'autre sens. Ou pas partir du tout. Si je fais les cent pas autours de toi, est-ce que ça creuserait un trou pour toi et moi ? Je m'enterrerai bien rien qu'avec toi. Plus mort que vivant, la vie serait peut-être moins chiante.
Encore tellement d'années à vivre ici, quel ennui...