100ème article, quand on aime on ne compte pas !

100ème article, quand on aime on ne compte pas !
A certaines heures de la nuit, quand tous dans le monde se sont endormis, ces heures entre deux temps, où les rêves des uns se mêlent à la réalité des autres :

Je t'ai cherché longtemps, je suis allée partout pour te trouver, même ailleurs. J'ai usé tant de mots à ne rien écouter en espérant t'entendre me répondre. Je me suis perdue dans des overdoses de maux, en attendant que tu viennes me sauver. J'ai tendu tant de mains qui ne se sont accrochées à rien.

Tu m'as trouvé là où je ne te cherchais plus entre les méandres d'une solitude dont je m'étais fait une compagne. Dans une vie où j'avais perdue tous mes repères, tu es entrée comme on viole un sanctuaire. De tes rires, tu m'as inventé des sourires, les muscles douloureux d'avoir oublié ce mouvement, j'ai appris à revivre.

Et d'aussi loin que tu le pouvais, je t'ai aimé comme ça n'existe plus quand on devient adulte. Je t'ai aimé sans retenu, sans peur, sans rien attendre de toi que la saveur des moments que tu voulais bien me prêter. Pourtant je n'étais que locataire de ce bonheur, et tu n'as pas voulu en renouveler le bail.

Aujourd'hui je te regarde de loin, plus belle que tu ne l'as jamais été. Tant d'hommes pendus à ton bras et moi qui me dissimule dans ton ombre pour te voler un peu de toi.

Pourtant si tu le voulais bien, je prendrais ta main et je t'emmènerais vers des chemins que nous tracerions ensemble. Je dessinerais du bout des doigts un sourire éternel sur ton visage et je nous inventerais un monde qui ne serait fait que de nos instants. Si tu le voulais, je ferais le soleil plus brillant puisque c'est nous deux qu'il éclairerait, les nuits plus douces comme elles abriteraient nos étreintes, et un présent qui vaudrait toutes les éternités à tes côtés.
# Posté le lundi 26 mai 2008 11:34

Paroles d'enfant

Paroles d'enfant
Je vois tout blanc, c'est plutôt plus beau que d'habitude. Parce que souvent la vie c'est gris, plein de nuances entre le noir et le blanc. Même les gens ont le teint gris, et mes parents aussi. C'est comme dans les vieux films, sauf que c'est la réaliet qu'elle est toute neuve, mais semble déjà usée.

Mais ici tout est blanc, il neige dehors, c'est les nuages qui perdent leurs plumes. Quand papa regardera ailleurs, j'irais courir dans la neige. C'est plutôt froid la neige mais c'est tellement beau. Mais avec le soleil qui arrive, elle part vite, un peu comme Papa. C'est drôle les adultes, j'espère qu'il restera au-delà du dimanche soir, mais il ne reste pas. Mais ici le ciel est blanc, et les gens ont l'air plus vivant, peuttre que Papa m'emmènera avec lui.

Dans
la vraie vie, où Papa part toujours trop tôt, même le ciel est gris. Quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages, c'est le soleil qui compte ? C'est compliqué les adultes, Maman cri que j'ai pas besoin de parapluie et que je suis pas en sucre, mais papa ne veut pas que je sorte sous la pluie. Il dit que j'ai vais attraper du froid, pourtant le froid ça s'attrape pas. Sauf dans les congélateurs.

I
ci tout est plutôt beau, Papa dit qu'un jour il m'emmènera avec lui, « quand je serai plus grande », mais grande je le suis , c'est Maman qui l'a dit, elle dit que je suis assez grande pour me débrouiller toute seule. Pourtant rester toute seule à 5 ans c'est pas toujours facile. Je lui ai pas dit parce que souvent elle se met en colère. Mais ici je suis déjà avec Papa, je savais bien qu'il ne mentait pas, même si les adultes inventent de drôle d'histoires qui ressemblent à des mensonges, je savais qu'un jour je partirais de là-bas. Et ici c'est vraiment plutôt plus beau qu'avant...


- « Oh tu m'as réveillée et ça m'a éteint mon rêve !... »
# Posté le lundi 26 mai 2008 10:03

Rien à dire mais...

Rien à dire mais...

Rien à dire mais une formidable envie d'écrire, de créer, de peindre, d'être !

Parcourir les rues, écrire sur les mûrs, traverser toutes les avenues sans jamais regarder, jouer ma vie, lancer les dés du hasard et m'en remettre au destin. Peindre tous les trottoirs, pour que les passants puissent caresser mon art de leurs pieds pressés...

Hurler ma litanie du haut des plus hautes tours, crier mon amour de la vie, ma fascination pour la mort, écrire que j'aime jouer avec les limites, colorier et dépasser des traits. Tout colorer à l'encre du c½ur, ne plus connaitre de règles, tout remettre en question, m'envoler et peindre les nuages de toutes les couleurs de l'arc en ciel.

Emmener les gens derrière moi, plus qu'une foule anonyme, que leurs mains deviennent mes mains et tous redonner des couleurs aux visages blafards des enfants oubliés, redonner du blancs aux peaux noirs de poussière de tous les enfers de l'autre côté du miroir du monde. Effacer les barreaux autours de ceux qui pensaient trop fort leurs idéaux de liberté et les redessiner autours de leurs bourreaux. Créer du bout des doigts un sourire sur chaque visage d'enfant, des bras autours de chaque âme esseulée, effacer les larmes de tous les visages, les bleus des corps des femmes trop crédules, dessiner des chaines autours des poignets de ceux qui usent de l'amour pour tout faire accepter.

J'existerai en dehors de moi, j'existe déjà ailleurs, je suis de toutes les couleurs que j'ai couché sur mes toiles, de tous les mots que j'ai tracé sur le papier. Je suis de deux pays, l'un s'appelle rêve, l'autre liberté et la route entre les deux se dessine et s'écrit à l'encre des rêves de liberté.
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# Posté le vendredi 23 mai 2008 18:00

Passons...

Passons...
On m'a obligé, je suis innocente (façon de parler).

Premier jour de mes nouvelles résolutions : je ne m'attache plus aux gens, je dis ce que je pense sans prendre des pincettes (à ceux qui haussent les sourcils, jusqu'à maintenant je me lâchais pas complètement je vous assure), je fais mon taf dans le strict nécessaire, je me rends plus malade pour ce job de merde (en admettant que je continue à y aller rien n'est moins sûr, à moins que la nouvelle directrice soit canon...), la priorité ce sont mes études et rien d'autre (si mon chat quand même un peu), je me concentre sur mon avenir, et j'oublie le reste, les petites querelles et les gens, très peu pour moi !

- Résolution n°1 : je m'en tape
- N°2 : Je m'en tape
- Et n°3 : JE M'EN TAPE !!!

Ça c'est fait !
# Posté le jeudi 22 mai 2008 14:17
Modifié le dimanche 25 mai 2008 08:25

Au bout du désespoir...

Au bout du désespoir...
Je me souviens de ces conseils que tu me donnais bien volontier, de toutes ces heures où j'écoutais tes paroles et tes silences comme autant de trésors dans mon monde imparfait. Je sais que tu devinais mes solitudes d'enfant, moi qui n'ait pas eu l'occasion d'en être une. Tu savais que j'accordais mon temps au tien, que je comblais l'écart de nos âges à ma manière, là où tu me rejoignais dans mes peurs qui n'appartenaient plus à l'enfance, mais dont aucun adulte ne se souvient.

Tu sais que ces douleurs là n'aura jamais dû exister nul part et tu faisais ce que tu pouvais pour panser mes plaies. Tu essuyais mes larmes, et soignais mes blessures au corps et au c½ur, qui à part toi savait comme le quotidien pouvait être noir pour une enfant quand la seule chose qui m'attendait étaient encore et toujours des coups et des cris.

Je n'avais que toi, et tu faisais tout pour moi. Et malgré les humiliations, les grandes blessures du quotidien, tu m'as gardé en vie, tu faisais fleurir en moi une tendresse dont je ne me serais jamais cru capable. Tu disais que j'étais "spéciale", que déjà enfant j'étais déjà un peu ailleurs, parce que cet ailleurs était mon seul refuge quand les coups et les cris pleuvaient tellement sur mon corps d'enfant que mon c½ur aurait pu se briser. Quel adulte peut savoir ça ? Quand on a que trois ans et que le visage en sang on cherche une logique à toute la douleur d'une vie, quel adulte peut savoir ce qu'il peut en couter de rester vivant. Je n'ai jamais su ce que j'avais fait pour déclencher une telle colère jour après jour.

Alors c'est dans tes bras que je trouvais mon ailleurs. Et à tous les cris je répondais par des sourires, les plaies aux c½urs je les ai gardé comme autant de preuve de cette fragilité que tu m'as dit de chérir. Tu disais que ceux qui était capable d'exposer leur c½ur aux douleurs étaient ceux qui connaitraient les plus grands bonheurs. J'ai essayé tu sais, mais aujourd'hui, entre les souvenirs d'un passé que je n'ai toujours pas distancé, et les blessures du présent, j'ai du mal à continuer à croire que demain sera différent.

Où sont ces jours heureux maman ? Où es tu quand j'appelle à l'aide la nuit ? Qui me répondra quand je hurlerai mes peurs d'enfants et mes incertitudes d'adulte ? Maman j'aurais bien essayé mais à trop exposer mon c½ur, ils ont fini par le briser...
# Posté le mercredi 21 mai 2008 20:24