Sur toi...

Sur toi...
J'écris les accrocs de la vie, les petites déchirures, les grands obstacles, les chutes, les bleus au coeur, les petites désillusions, les grandes illusions. J'écris pour un peu me venger, je décris une vie qui m'en veut je crois, j'écris les coups durs, les coups de foudre, les coups au coeur et au corps.

J'écris les petites morsures, du froid et des autres, j'écris les gens, ceux qui me blessent. Je jette l'encre sur les visages blancs, immaculés, comme une empreinte d'animal blessé. J'écris les mots qui blessent, la liste des injures, les actes manqués, les mots oubliés, les ½uvres jamais créées. J'écris l'absence, les cris silencieux, j'écris comme on pleure.

Ecrire c'est un peu retenir ceux qui partent, sous la lune, comme un chat oublié, entre les gouttières. J'écris quand j'ai le mal des autres, j'écris mon envie de vie, souvent quand elle m'en veut un peu. J'écris mes faiblesses, la liste de mes échecs. J'écris souvent autours de moi, je dessine des chemins de mots.

On n'écrit pas les choses qui vont bien. Les chemins sans détour, les marches sans chute. On n'écrit pas sur ce qui va. On n'écrit pas sur ceux qu'on aime, et que la chance fait nous aimer aussi. On n'écrit pas la tendresse, et le bonheur du quotidien. On n'écrit pas qu'on est heureux, qu'on ne manque de rien, que tout va bien.

Voilà pourquoi je n'écris pas sur toi...
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# Posté le jeudi 17 avril 2008 10:35

Number One

Number One
Ten : embrasse moi, non pas sur les lèvres, je n'embrasse pas, je n'aime pas, je ne m'attache pas

Nine : touche moi, mais ne me prends pas dans tes bras, je te laisse mon corps pour une nuit, mais il n'appartient qu'à moi

Eight : tes mains sur moi, mais pas de tendresse, je m'ennuies de vos baisers et de vos gestes tendres, je ne crois plus en l'amour

Seven : je voue mes nuits à la luxure, puisque dans cette vie rien ne dure, mon corps au moins laissera sur cette terre, une empreinte sensuelle

Six : baise moi, mais ne t'attends pas au matin, à me retrouver dans tes draps, je n'appartiens qu'à moi

Five : nos corps dans une lutte, je refuse de me soumettre, je ne m'abandonnerai pas, renonce, tu n'auras rien de moi

Four : je te regarde de haut, je ne connais même pas ton prénom, tais-toi, je ne veux rien savoir, couche-toi, c'est tout ce qui m'intéresse en toi

Three : 3h du matin, nos corps en transe, ton souffle contre mon cou, tes ongles qui griffent mon dos, et moi qui est déjà ailleurs

Two : tu m'insultes, tu cries, pitoyable, je ne t'ai rien promis, jamais, je n'appartiens qu'à moi

One : je pars sans me retourner, tu n'étais même pas si belle que ça, mais elle là-bas...
# Posté le mardi 08 avril 2008 08:46
Modifié le mardi 08 avril 2008 09:04

Qu'importe le flacon...

Qu'importe le flacon...
Et me laisser guider par mes envies, être l'esclave de mes désirs,
Juste tout foutre en l'air, jeter ma vie aux ordures, et devenir le pire

Ne pas regarder derrière moi, me contenter d'être vivante, brûler ma vie, brûler, brûler

Toucher ton corps

Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse, j'ai toutes les ivresses, je brise tous les flacons.

Et baiser, baiser, baiser, toutes celles qui me feront envie, puisqu'il ne tient qu'à ça d'être en vie.

Et avoir le vertige, sauter, tomber, se faire mal, une fois, dix fois, mille fois, jusqu'à l'ultime fois.

Et toucher ton corps.

Les emmerder avec mon succès, avoir de l'argent, le claquer en une seule soirée, les étouffer avec ma réussite.

Puisque le monde de l'art est aux mains des pd, je serais aux mains de l'art

Et surtout, surtout, toucher ton corps

Etre en vie, tout foutre en l'air, tout claquer d'un seul coup.

Et toucher ton corps...
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# Posté le lundi 31 mars 2008 13:27

Gift

Gift
J'ai envie de cadeau
Qu'on m'offre des montagnes de présents
Mers et Lunes
Rien que je n'ai mérité
Mais je n'ai rien à mériter
Qu'on m'offre de la matière
Pour avoir matière à posséder
Tempête et Désert
Les Eternités, les Instantanés
Les Bonheurs sur papier glacés
Qu'on m'offre vos Matières
Offre moi ton Corps
Puisque je te le Demande
Donne moi tes Lèvres
Un cadeau ne se reprend pas
Je te donnerais le Goût de mes
Etreintes en échange
Et je te prendrais tout...court
Donne moi ton Corps
Tu ne le Regretteras pas
Offrez-moi des Poussières
Des rires et des Soupirs
Offrez-moi vos Vies,
Qu'elles se déroulent au gré de mes
Envies
Offre-moi ton Regard
Et tes yeux aveugles
Je veux tout posséder
Même si je n'ai rien mérité
Jolie boites, jolies Couleurs
Et tout déchirer
Jolies paquets
Offrez-moi vos choses
Puisque Posséder c'est Exister
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# Posté le lundi 31 mars 2008 13:14

A toi

A toi
Je me suis réveillé ce matin, sans toi à côté de moi. Il manque quelque chose à ma vie. Il manque un temps à mes envies. Je te regarde et je ne ressens rien. Il manque une vie à mes mots. Il manque de la vie à ma vie.

Je vais m'endormir ce soir, sans toi à mes côtés. Et je ne ressentirais rien. Il manque des sentiments à ma vie.

Je suis morte cent fois, j'ai aimé plus du double de fois, j'ai quitté souvent, on m'a trompé des fois, j'ai oublié d'aimer parfois. Et la plupart du temps, j'ai aimé, sans aucun retour.

Pourtant quand je me réveille, ma vie est vide, et mes mots s'écrivent dans l'abysse d'une vie sans vie.

Au fond mes blessures au c½ur s'échappent des lignes de mes romans, et le sang entre mes doigts est plus rouge que l'encre de mes vertiges inventés. J'ai rêvé des milliers de vies en oubliant un peu de vivre la mienne, j'ai aimé, quitté, trompé, oublié, tué, inventé, rêvé des milliers de vies, autant d'envies. Des envies de vivre, des envies de mourir, de vivre sans toi et parfois un peu dans tes bras. J'aurais voulu ressentir ces sentiments si beaux que je ne connaissais que sur le papier. J'ai aimé, j'ai souvent quitté, j'ai pardonné, et j'ai rêvé. Je t'ai aimé, sans jamais chercher à vraiment vivre une vrai vie ailleurs que sur le papier.

J'ai sauté mille fois dans les vides de mes pages blanches, j'ai inventé des dimanches encore plus maussades, des suicides littéraires, j'ai écrits des mots en rêvant mes maux, et je me suis perdu dans un rêve de réalité, dans une vie vide de vie.

J'ai beaucoup aimé, j'ai beaucoup quitté, j'ai vécu à cent à l'heure, j'ai dépassé mes rêves, sans jamais jouer dans la réalité, j'ai beaucoup rêvé, fantasmé ma vie. Pour finir sur une page noire de maux, j'ai vécu sans toi, j'ai vécu avec toi. Je t'ai rêvé cent fois, et que je me retrouve sans toi; puisque tu n'existes pas. Malade de réaliser, que ma vie n'existera jamais aussi belle que dans mes lignes et que je ne sais pas faire autrement que de rêver une vie que je ne vivrai sûrement jamais !

Alors si je me perds dans un monde de couleurs, de lignes et de mots, et si tu me croises au détour d'un regard, je ne te reconnaitrais sûrement pas, pardonne moi, puisque je ne sais aimer que dans mes mots, pourtant si toi tu me reconnais, arrache-moi à mes rêves, et je ne vivrais que de toi.
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# Posté le lundi 31 mars 2008 09:35