MERDE

MERDE
Mais bordel qu'est ce que j'ai bien pu faire pour me retrouver dans ce monde là ? Avec des gens pareils ? J'ai dû butter des petites vieilles par centaine pour me retrouver dans un foutoir pareil. Alors j'écris, puisqu'il me reste que ça pas vrai ? Mais même là, on vient m'emmerder ! Il me reste quoi alors ? Tous leur casser la gueule ?

Mais moi on m'a dit qu'il fallait être plus intelligent qu'eux. Pourtant l'intelligence ça me tient pas chaud la nuit. Alors quoi ? Putain même ce que j'écris est en vrac, ça c'est sûrement parce que ma vie est en vrac elle aussi.

Mais quoi alors ? Cesser d'être humain ? Me retirer dans une caverne, bouffer des racines, m'intoxiquer à cause d'une satanée plante et crever la gueule ouverte (bah oui j'ai vu Into the Wild au ciné...). Merde merde merde !

Foutez moi la paix, lâchez-moi ! Des fois je voudrais bien crever pour simplement avoir la paix, arrêter d'entendre vos conneries. J'ai beau me boucher les oreilles, vous criez plus fort que des chiens enragés. Et quand vous avez un bout de viande, vous le lâchez jamais.

Alors quoi ? Me tuer, non vous pouvez toujours crever, jamais ! Tant pis si je dois supporter vos conneries et votre médiocrité, tant pis mais je ne vous ferai pas ce plaisir, jamais !!!
# Posté le samedi 01 mars 2008 18:44
Modifié le samedi 01 mars 2008 18:56

L'essentiel

L'essentiel
Ne penser à rien, ne poser mon esprit sur rien, aucune limite, aucune mesure, laisser l'imagination vagabonder en dehors de l'imaginable, réapprendre à imaginer, se détendre, ne rien écouter en particulier, mais entendre, fermer les yeux, détendre les épaules, être réceptif à tout en général, ne rien chercher, ne rien attendre, ne rien appeler, seulement être dans cet état de méditation où tout est encore possible mais où rien encore n'arrive. Ni réveillée, ni endormie, ni vieille, ni jeune, ni triste, ni joyeuse, n'être rien en particulier, faire partie de tout en général, voilà je ne suis pas, j'existe tout simplement.

Je n'ouvre pas les yeux, je m'oublie, je ne suis plus moi, j'existe en tant qu'entité à part. Cesser de penser en terme de possible, cesser de penser tout court, juste écouter, non plutôt commencer à entendre. Se détendre encore un peu, j'y suis presque je crois. Ne pas penser à mon corps, me séparer des lieux communs, de ses attaches à une vie factice. Je ne suis pas, j'existe sans exister, pur esprit. Je ne contrôle rien et je ne cherche pas à contrôler quoi que ce soit. J'attends.

Sans attendre quelque chose en particulier, je laisse les choses venir à moi, sans rien suggérer, sans rien appeler, surtout garder ce retrait. Ne pas chercher à écouter, non juste entendre, rien et tout à la fois.

Voilà j'y suis, je crois. C'est comme un grondement un peu sourd, je suis et je ne suis pas. Je n'existe pas, je n'ai pas, je ne consomme pas, je ne parle pas, je ne regarde pas, je ne juge pas. Je suis sans être. Pur esprit, et je comprends l'essentiel.
# Posté le samedi 01 mars 2008 13:22
Modifié le samedi 01 mars 2008 18:28

Mathématique des sentiments

Mathématique des sentiments
Comment expliquer ce sentiment ? Je vous mets au défi, avec toutes vos raisons, votre logique de m'apprendre l'alchimie des sensations, les mathématiques de mon émoi.

Si un plus un égal deux, toi et moi pourrions donner nous deux ? Pourtant il me semble bien que tu penses plus à une soustraction.

Je ne peux cacher plus longtemps mon émoi, pardonnez-moi si je vous gêne, il me semble que vous rougissez. Pourtant il est temps je crois de me révéler à vous, puisque que je vous aime. J'ai bien essayer de ne pas succomber à votre charme, mais que voulez-vous, je n'avais pas d'armes assez solides contre les votre. Vous me direz ne rien avoir cherché, je ne pourrais que vous détromper. Vous me direz aussi ne rien avoir deviné, et là je saurais bien que vous mentez.

Mon amour, pardonne-moi si je me suis laissée aller à ces sentiments là, tu m'as pourtant bien parlé de ton mépris pour les grandes effusions, ce genre de déclarations. Mais que veux-tu, je ne prétends pas être différente de tous ces hommes qui tournent autours de toi.

Je voudrais bien danser avec toi, toute la vie, un pas à gauche, un autre à droite, me rapprocher pas à pas de toi. Glisser ma main dans ta main, caresser ta paume du bout des doigts, tourner lentement pour te plonger un peu dans mon vertige. Ecarter une mèche de ton visage, dessiner le contour de ta bouche. Si tu voulais bien danser avec moi, peut-être que je pourrais t'emmener loin, là où les limites n'existent pas.

Je pourrais bien t'écouter parler des heures et des heures durant, je voudrais bien te regarder pendant des éternités, je crois bien que ça suffirait à mon bonheur. Si tu le voulais bien. Je pourrais te parler de ces langages qui ont disparu depuis bien longtemps, de ces peuples qui n'existent plus que dans les livres, de ces secrets que les hommes n'ont jamais réussi à percer.

Pardonne-moi, si je t'ennuie un peu, de t'aimer un peu trop, trop de mots, pour quelques maux, blessures sous ma peau, le contact de ton corps, mon c½ur qui se tend vers toi, et toi qui ris aux éclats...
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# Posté le vendredi 22 février 2008 09:25

Vertige

Vertige
J'étais arrivée à ce degré de sentiments, où la raison n'est plus qu'une chimère, un souvenir brumeux. Au bord du gouffre de mes émotions, saisie par ton vertige, sur le point de sauter, devais-je oser ?

Et une fois pour toute, rejeter toute raison, abandonner les faux-semblants, mes amours passés, l'amour de la raison, l'amour de l'amour, pour seulement m'abandonner à toi. Me perdre dans un déluge de sensation, le sentiment pur, me contenter de ressentir.

Et abandonner toute prudence, tout repère, accepter de ne plus rien comprendre, ne plus rien contrôler. Perdre la raison, perdre la tête, risquer de te perdre en me laissant t'aimer. Tant pis si j'en meurs, si ces sentiments là sont trop forts, si je risque de me brûler les ailes à trop vouloir approcher ton soleil.

Et me débarrasser de mes faux semblants, pas de sous-entendu, une seule déclaration, pas de retour en arrière, je ferai tomber mes défenses, me mettrai à nue.

Au bord du gouffre, je regarde en bas mais je suis si haut que je ne distingue rien. J'étais arrivé à ce point de non-retour où se rencontrent la folie et les sentiments passionnés. Tu m'as fait renaître à la vie.

Si je pouvais seulement te toucher, une nuit, effleurer ta peau, laisser mes mains sur ton corps, une nuit. Déposer des milliers de baisers sur ton corps, dessiner du bout des doigts des vertiges au creux de tes reins, me perdre au plus profond de toi, te retrouver dans la passion de cette unique étreinte.

Au bord de ce gouffre, éblouie par le vertige de mes sentiments, je pourrais bien sauter...
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# Posté le mercredi 20 février 2008 21:18
Modifié le mercredi 20 février 2008 21:46

Suite...

Suite...
Etendue sur le dos, le corps serré contre la terre froide, mes yeux semblent communier avec les astres qui veillent sur les sommeils des êtres qui se sont eux-mêmes mis en cages, ceux dont les regards se perdent sur des murs couverts de papier, leur plafond sont faits de béton, mon ciel est parsemé d'étoile. Mon univers est infini, on n'enferme pas les lions en cage.

Je sais qu'il est là, tout près, je n'ai pas besoin de tourner la tête pour le voir. Je sais qu'ils sont tous là autours de moi, et leur présence me suffit. Je n'ai pas besoin d'ouvrir les yeux pour m'assurer que je suis en sécurité, je sais que le voile au dessus de moi me cache aux regards.

Je le sens qui s'éloigne, je le suis des yeux, c'est fou comme il est beau. L'un des derniers représentants d'une beauté que les hommes s'acharnent à exterminer. Quelle honte d'être humain. Comme si de pouvoir parler, et tuer nous donnait un sang royal, le droit de gouverner, celui de décider de vie et de mort.

Il caresse la terre sans jamais l'écorcher, déambule entre les arbres, caresse le sol, comme s'il remerciait cette terre de lui donner encore un endroit à aimer. Le vent ébouriffe un peu ses poils, je sens sa joie simple et intense, comme s'il était un peu de ces choses, entre le vent et les arbres, comme s'il leur appartenait un peu. Il accélère maintenant et je dois courir pour le suivre. Pourtant je sens qu'il m'attend, comme s'il m'autorisait par quelque rituel mystérieux à pénétrer ses mystères.

Il saute dans tous les sens, jappe, m'appelle un peu je crois. Je m'accroche aux branches pour ne pas tomber, jalouse de son agilité. Soudain il s'arrête. Il gravit les derniers mètres de son ascension comme s'il s'agissait d'un trône. Cette idée m'effleure à peine que mon loup atteint le sommet du rocher et hurle au c½ur de la nuit des mots que je ne comprendrai jamais.

Mais est-ce bien vrai, n'entends-je pas entre ses sons comme une mélodie, un appel. Serait-ce à moi d'y répondre, pourtant tout autour de moi, la vie se réveille, comme si chaque être, chaque chose avait attendu impatiemment ce son pour s'éveiller. Tirés d'un long sommeil, les animaux s'ébrouent, les petits n'osent pas s'éloigner de l'ombre protectrice des arbres. A la fois inquiets de voir s'écarter leur mère, mais peureux de sortir de leur cachette.

Je regarde cette magie comme dans un rêve. Les contours de ces images sont flous, je crois que je pleure. De bonheur de voir cette chimère, comme si par hasard on m'avait donner la chance d'assister à ce spectacle. Je m'effondre, contre la terre tiède, qui toute la journée a gardé la chaleur du soleil. Mes mains s'enfoncent dans le sol, et je sens dans mes doigts comme un sourd battement. Est-ce mon c½ur, ou le leur ?

Mon loup me regarde, je crois qu'il me sourit...
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# Posté le mercredi 20 février 2008 07:28