Si vraiment je souhaitais la liberté je partirais avec pour seule compagne de voyage ma solitude. Et rien ne me manquerait jamais.
Je rejetterais les limites et les frontières, j'abattrais les barrières et les grillages. Toutes ces choses qui nous tiennent en cage. Les rêves sont-ils aussi en voie de disparition ? L'homme tourne en rond, se nourrit de désir qu'on lui balance à travers une petite lucarne, ces rêves mis en boîtes le contentent. Ou alors il se contente de se contenter de ces choses là ?
Mais si j'aspirais vraiment à la liberté, je laisserais toutes mes choses derrière moi. Nul besoin de confort, ou d'argent. Je courrais si vite que même les hommes ne pourraient me rattraper. Je distancerais les civilisations, les villes, les lumières artificielles.
Entre les rayons de la lune je me faufile, tente ma formidable évasion, fuit le monde. Entre les branches qui se dressent comme une frontière entre votre chez vous et mon ailleurs, deux petits éclats se détachent dans la pénombre. Les contours d'oreilles pointues se dessinent, je crois qu'il me regarde, qu'il est venu pour moi.
Mais si je m'avançais, s'éloignerait-il ? Non ne pars pas mon loup, tu dois bien sentir que j'appartiens bien plus à ton espèce qu'à la leur, ne pars pas, je te suivrai n'importe où, foulant les plaines au rythme de tes courses endiablées. J'apprendrais le mot famille, et j'apprivoiserais la liberté. Mais je t'en pris, ne t'enfuis pas, mon loup, tu dois bien me reconnaître. Je crois qu'on se connaît déjà, je te retrouve comme un vieux souvenir. Présence errante dans mes rêves d'enfants, je n'avais pas peur de toi à l'époque, j'ai conquis mes rêves de liberté en regardant les êtres comme toi errer entre des barreaux dressés par des humains pour leur bien.
Il se retourne et s'éloigne doucement, il tourne la tête vers moi, oui c'est ça, il veut que je le suive. Alors il grogne un peu, pas pour me faire peur, comme pour me souhaiter un bon retour, oui c'est ça mon loup, nous nous connaissions déjà, je m'en souviens maintenant. Je cours derrière lui, je sais qu'il ne s'enfuira pas. Il saute autours de moi, s'approche suffisamment près pour que je puisse le toucher et fait un bon en arrière au dernier moment. Il court et m'entraîne derrière lui, revient me cherche, touche ma main du bout de son museau avant de s'éloigner encore, jappe d'impatience et repart de plus belle. C'est cette nuit là que j'ai conquis ma liberté,
en jouant avec un loup...
Je rejetterais les limites et les frontières, j'abattrais les barrières et les grillages. Toutes ces choses qui nous tiennent en cage. Les rêves sont-ils aussi en voie de disparition ? L'homme tourne en rond, se nourrit de désir qu'on lui balance à travers une petite lucarne, ces rêves mis en boîtes le contentent. Ou alors il se contente de se contenter de ces choses là ?
Mais si j'aspirais vraiment à la liberté, je laisserais toutes mes choses derrière moi. Nul besoin de confort, ou d'argent. Je courrais si vite que même les hommes ne pourraient me rattraper. Je distancerais les civilisations, les villes, les lumières artificielles.
Entre les rayons de la lune je me faufile, tente ma formidable évasion, fuit le monde. Entre les branches qui se dressent comme une frontière entre votre chez vous et mon ailleurs, deux petits éclats se détachent dans la pénombre. Les contours d'oreilles pointues se dessinent, je crois qu'il me regarde, qu'il est venu pour moi.
Mais si je m'avançais, s'éloignerait-il ? Non ne pars pas mon loup, tu dois bien sentir que j'appartiens bien plus à ton espèce qu'à la leur, ne pars pas, je te suivrai n'importe où, foulant les plaines au rythme de tes courses endiablées. J'apprendrais le mot famille, et j'apprivoiserais la liberté. Mais je t'en pris, ne t'enfuis pas, mon loup, tu dois bien me reconnaître. Je crois qu'on se connaît déjà, je te retrouve comme un vieux souvenir. Présence errante dans mes rêves d'enfants, je n'avais pas peur de toi à l'époque, j'ai conquis mes rêves de liberté en regardant les êtres comme toi errer entre des barreaux dressés par des humains pour leur bien.
Il se retourne et s'éloigne doucement, il tourne la tête vers moi, oui c'est ça, il veut que je le suive. Alors il grogne un peu, pas pour me faire peur, comme pour me souhaiter un bon retour, oui c'est ça mon loup, nous nous connaissions déjà, je m'en souviens maintenant. Je cours derrière lui, je sais qu'il ne s'enfuira pas. Il saute autours de moi, s'approche suffisamment près pour que je puisse le toucher et fait un bon en arrière au dernier moment. Il court et m'entraîne derrière lui, revient me cherche, touche ma main du bout de son museau avant de s'éloigner encore, jappe d'impatience et repart de plus belle. C'est cette nuit là que j'ai conquis ma liberté,
en jouant avec un loup...

