Je me souviens de ces conseils que tu me donnais bien volontier, de toutes ces heures où j'écoutais tes paroles et tes silences comme autant de trésors dans mon monde imparfait. Je sais que tu devinais mes solitudes d'enfant, moi qui n'ait pas eu l'occasion d'en être une. Tu savais que j'accordais mon temps au tien, que je comblais l'écart de nos âges à ma manière, là où tu me rejoignais dans mes peurs qui n'appartenaient plus à l'enfance, mais dont aucun adulte ne se souvient.
Tu sais que ces douleurs là n'aura jamais dû exister nul part et tu faisais ce que tu pouvais pour panser mes plaies. Tu essuyais mes larmes, et soignais mes blessures au corps et au c½ur, qui à part toi savait comme le quotidien pouvait être noir pour une enfant quand la seule chose qui m'attendait étaient encore et toujours des coups et des cris.
Je n'avais que toi, et tu faisais tout pour moi. Et malgré les humiliations, les grandes blessures du quotidien, tu m'as gardé en vie, tu faisais fleurir en moi une tendresse dont je ne me serais jamais cru capable. Tu disais que j'étais "spéciale", que déjà enfant j'étais déjà un peu ailleurs, parce que cet ailleurs était mon seul refuge quand les coups et les cris pleuvaient tellement sur mon corps d'enfant que mon c½ur aurait pu se briser. Quel adulte peut savoir ça ? Quand on a que trois ans et que le visage en sang on cherche une logique à toute la douleur d'une vie, quel adulte peut savoir ce qu'il peut en couter de rester vivant. Je n'ai jamais su ce que j'avais fait pour déclencher une telle colère jour après jour.
Alors c'est dans tes bras que je trouvais mon ailleurs. Et à tous les cris je répondais par des sourires, les plaies aux c½urs je les ai gardé comme autant de preuve de cette fragilité que tu m'as dit de chérir. Tu disais que ceux qui était capable d'exposer leur c½ur aux douleurs étaient ceux qui connaitraient les plus grands bonheurs. J'ai essayé tu sais, mais aujourd'hui, entre les souvenirs d'un passé que je n'ai toujours pas distancé, et les blessures du présent, j'ai du mal à continuer à croire que demain sera différent.
Où sont ces jours heureux maman ? Où es tu quand j'appelle à l'aide la nuit ? Qui me répondra quand je hurlerai mes peurs d'enfants et mes incertitudes d'adulte ? Maman j'aurais bien essayé mais à trop exposer mon c½ur, ils ont fini par le briser...
Tu sais que ces douleurs là n'aura jamais dû exister nul part et tu faisais ce que tu pouvais pour panser mes plaies. Tu essuyais mes larmes, et soignais mes blessures au corps et au c½ur, qui à part toi savait comme le quotidien pouvait être noir pour une enfant quand la seule chose qui m'attendait étaient encore et toujours des coups et des cris.
Je n'avais que toi, et tu faisais tout pour moi. Et malgré les humiliations, les grandes blessures du quotidien, tu m'as gardé en vie, tu faisais fleurir en moi une tendresse dont je ne me serais jamais cru capable. Tu disais que j'étais "spéciale", que déjà enfant j'étais déjà un peu ailleurs, parce que cet ailleurs était mon seul refuge quand les coups et les cris pleuvaient tellement sur mon corps d'enfant que mon c½ur aurait pu se briser. Quel adulte peut savoir ça ? Quand on a que trois ans et que le visage en sang on cherche une logique à toute la douleur d'une vie, quel adulte peut savoir ce qu'il peut en couter de rester vivant. Je n'ai jamais su ce que j'avais fait pour déclencher une telle colère jour après jour.
Alors c'est dans tes bras que je trouvais mon ailleurs. Et à tous les cris je répondais par des sourires, les plaies aux c½urs je les ai gardé comme autant de preuve de cette fragilité que tu m'as dit de chérir. Tu disais que ceux qui était capable d'exposer leur c½ur aux douleurs étaient ceux qui connaitraient les plus grands bonheurs. J'ai essayé tu sais, mais aujourd'hui, entre les souvenirs d'un passé que je n'ai toujours pas distancé, et les blessures du présent, j'ai du mal à continuer à croire que demain sera différent.
Où sont ces jours heureux maman ? Où es tu quand j'appelle à l'aide la nuit ? Qui me répondra quand je hurlerai mes peurs d'enfants et mes incertitudes d'adulte ? Maman j'aurais bien essayé mais à trop exposer mon c½ur, ils ont fini par le briser...